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Et si faire confiance en l’autre ne suffisait pas ?

par | 22 Juil, 25

Faire confiance en l’autre… On croit souvent que c’est ça, la clé. Qu’aimer, bien communiquer ou simplement « donner sa confiance » suffit à faire tenir une relation. Pourtant, la réalité est plus complexe. Même en ayant confiance en l’autre, il arrive que le lien s’effrite. Que la sécurité se perde. Et que quelque chose se brise, sans qu’on comprenne vraiment pourquoi.

Alors une question se pose : et si faire confiance en l’autre ne suffisait pas ?
Et si la vraie confiance — celle qui nous soutient, nous apaise, nous relie — ne se construisait pas uniquement dans l’autre, mais dans ce qui se vit entre nous, dans la dynamique vivante du lien ?

Tu peux explorer ce lien en séances de Gestalt-thérapie avec moi.

Faire confiance en l’autre ne naît pas dans l’harmonie parfaite

On imagine souvent que faire confiance en l’autre s’installe quand tout va bien, ou lorsque les moments partagés sont simples, joyeux et agréables. Bien sûr, ces instants comptent. Toutefois, ils ne suffisent pas à bâtir une confiance profonde et durable.

En réalité, la confiance se révèle surtout dans les zones plus fragiles. Celles où les mots dépassent la pensée, où un silence pèse, où un désaccord émerge. À ce moment-là, quelque chose s’active dans notre corps. Et les sensations ne mentent pas : cœur qui s’accélère, gorge qui se serre, ventre qui se noue.

Autrement dit, ce sont les signes d’un évènement relationnel. C’est un moment où un désaccord émotionnel nous met face à l’autre… et surtout face à nous-même. Ce sont précisément ces moments-là qui déterminent la qualité du lien.

Montrer une dispute et le lien qui s'effrite face à la confiance en l'autre.

Traverser les évènements relationnels : l’impact sur la confiance en l’autre

Se désaccorder fait partie intégrante des relations humaines. D’ailleurs, aucune relation sincère n’échappe aux tensions. Cependant, ce n’est pas le désaccord en soi qui fragilise la relation. C’est la manière dont on le traverse qui fait toute la différence.

Alors, peut-on rester présent·e malgré l’inconfort ? Osons-nous dire ce que cela nous fait, sans nous attaquer ? Et surtout, est-ce que je peux entendre l’autre sans me défendre, ni me justifier… ni choisir de disparaître ? Parvenons-nous donc à rester là, ensemble, même si c’est inconfortable ?

En réalité, chaque fois qu’un évènement relationnel est traversé avec justesse, la confiance en l’autre se renforce. Et au-delà, c’est la confiance dans la relation qui se consolide.

C’est ici que la Gestalt-thérapie apporte un éclairage précieux. Elle nous invite à observer nos façons d’entrer en lien, à sentir ce qui s’active dans notre corps, et à retrouver un pouvoir de choix dans la manière dont nous nous ajustons à l’autre.

En d’autres termes, la confiance ne dépend pas uniquement de l’autre. Elle dépend de notre capacité à accueillir ce qui se vit entre nous… et à en faire quelque chose ensemble.

Faire confiance en l’autre ou parier sur la relation avec l’autre ?

Faire confiance en l’autre revient parfois, inconsciemment, à lui remettre les clés de notre sécurité intérieure. Or, une relation ne peut reposer sur une seule personne. Elle se co-construit, pas à pas, dans une dynamique vivante, mouvante et réciproque.

La vraie confiance ne se donne pas. Elle se construit dans la relation.

Elle s’enracine dans la liberté de s’exprimer sans crainte. Dans l’écoute que l’on peut offrir à ce que vit l’autre. Dans la possibilité de dire ce par quoi on est traversé·e sans être rejeté·e ou attaqué·e. 

Faire confiance en l’autre, c’est bien. Mais faire confiance dans ce que l’on construit ensemble, c’est infiniment plus solide. Effectivement, cela implique que chacun·e reprenne la responsabilité de sa part. Cela demande aussi une certaine forme de courage : celui de s’engager avec authenticité et vulnérabilité dans une relation vivante. C’est osez dire :

Voilà ce que je ressens. Ce qui se passe en moi, je peux le reconnaître. Et je choisis de rester en lien, sans me perdre en te le partageant. Et toi raconte-moi ce que ça te fait de recevoir cela, je suis prête à l’entendre.

Ainsi, la confiance devient un engagement dans une dynamique vivante, réelle et non idéale. Elle se tisse dans l’aller-retour entre deux subjectivités, dans la manière dont chacun·e se rend disponible à soi et à l’autre.

Se reprendre par la main pour faire vivre une confiance en la relation.

Faire confiance en la relation : rencontrer l’autre dans ce qui s’active en chacun de nous.

La confiance n’émerge pas des certitudes. Elle prend forme dans les zones sensibles, là où nos émotions nous traversent. Car c’est souvent à travers nos activations émotionnelles que nous nous rencontrons vraiment.

Une peur. Une tristesse. Une colère. Un sentiment d’abandon ou de rejet… Ces états intérieurs, bien que désagréables, sont aussi des ponts vers plus d’intimité.

À condition bien sûr que chacun·e reprenne la responsabilité de ce qu’il ou elle vit. Cela signifie ne pas accuser, ne pas fuir. Mais plutôt, oser dire : « Voici ce que cela fait en moi. »

En effet, faire confiance en la relation, c’est aussi oser sa vulnérabilité dans un cadre de sécurité. C’est choisir de se révéler par petites touches, dans la lenteur, dans la présence, et dans le respect mutuel.

La Gestalt-thérapie propose cette voie. Elle nous apprend à habiter ce qui est vivant en nous, à le nommer avec justesse, et à le partager sans attendre que l’autre nous sauve ou nous devine.

Finalement, faire confiance en la relation, c’est faire le pari que l’on peut grandir ensemble… même quand ça secoue.

La confiance, un chemin à deux

Alors non, faire confiance en l’autre ne suffit pas.

Parce que la confiance n’est pas un don qu’on accorde une fois pour toutes. Ce n’est pas non plus une évidence. C’est un chemin. Un mouvement, parfois fragile, parfois intense, mais toujours vivant.

Par ailleurs, elle se construit dans les gestes, dans les ajustements, dans les retrouvailles après les tensions. Elle s’ancre dans la manière dont nous acceptons d’être touché·e·s, dérangé·e·s, bouleversé·e·s par l’autre… et de rester présent·e à l’autre malgré tout.

En somme, la confiance n’est pas une certitude. C’est une création à deux, qui demande d’habiter pleinement le lien.

Et si tu faisais le premier pas vers une relation plus apaisée à toi-même et aux autres ?

Tu te reconnais dans ces enjeux ?

Tu sens que tu vis souvent des activations fortes dans tes relations, et que tu as du mal à poser ta voix, tes émotions, tes limites ?

Tu aimerais pouvoir comprendre ce qui se rejoue pour toi, apprendre à te sentir plus en sécurité dans le lien, et construire une confiance plus stable ?

Je t’invite à réserver une première séance de rencontre.

En Gestalt-thérapie, nous prendrons ensemble le temps de poser ce qui est vivant pour toi, de t’accompagner dans l’exploration de ta manière d’être en relation, et de soutenir ton processus à ton rythme.

Réserve ta première séance ici.

Je serai là pour t’accueillir, avec douceur, présence… et engagement dans la relation.

Bien chaleureusement,

July LINCHAN.

FAQ

Qu’est-ce que le shuffle cognitif ?

C’est une technique d’endormissement qui consiste à choisir un mot et à penser à la suite des mots commençant par les mêmes lettres. Elle occupe l’esprit et réduit les ruminations.

Pourquoi “shuffle” ?

Parce que c’est un mélange aléatoire de pensées et d’images, sans lien ni scénario, qui mime la désorganisation douce du cerveau au moment de s’endormir.

Qui l’a inventé ?

Une méthode pensée par le Dr Luc P. Beaudoin, un scientifique cognitiviste au Canada, à partir de sa théorie sur le passage de l’éveil au sommeil.

Est-ce efficace contre l’insomnie légère ?

Oui, car cela interrompt les ruminations et invite doucement à la somnolence. Si l’insomnie perdure, un accompagnement thérapeutique peut aider à retrouver un rythme plus stable.

Est-ce que le shuffle cognitif aide vraiment à s’endormir rapidement ?
Oui. En occupant l’esprit avec des mots aléatoires, il détourne l’attention des ruminations et facilite l’endormissement. Chez certaines personnes, le sommeil arrive en quelques minutes.

Peut-on utiliser le shuffle cognitif lors d’un réveil nocturne ?
Absolument. Si tu te réveilles la nuit et que les pensées reviennent, tu peux reprendre la méthode. Cela permet d’éviter de rallumer ton téléphone ou de ruminer, et de retrouver plus vite le sommeil.

 

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