Le trauma de négligence, peut-être que tu en souffres sans même le savoir ? Regardons-le dans ton rapport au travail. Tu ressens un décalage au travail ? Tu te compares beaucoup aux autres ? u doutes de tes compétences ou, au contraire, tu ressens un besoin impérieux de tout maîtriser ? Ton rapport au travail pourrait être influencé par un trauma de négligence.
Le trauma de négligence reste souvent invisible. C’est une histoire de « Rien », mais un rien qui compte. Contrairement aux traumatismes visibles, le trauma de l’enfant négligé ne repose pas sur des événements marquants, mais sur une absence : absence de réconfort, de soutien émotionnel, de validation. Cette absence laisse des traces profondes, y compris dans ta manière d’évoluer professionnellement. Je vais te présenter dans cet article des faisceaux d’indices pour repérer ce qui pourrait être du à l’impact de ce trauma.
« Il ne s’est rien passé ! Je n’ai rien à raconter ! »
Si on te demandait de nous raconter ton histoire, ton passé, ton enfance, c’est probablement une chose que tu dirais. Dans mon enfance, il ne s’est rien passé ! Et c’est ce rien qui parfois provoque le trauma. Ce rien, je te l’explique dans mon précédent article : Les silences qui blessent : décryptage des traumatismes développementaux.
Enfant négligé : passivité, procrastination, paralysie à l’âge adulte
Ces trois comportements sabotent souvent ton quotidien.
Au travail, ils se traduisent par une difficulté à prendre des initiatives, une peur de mal faire qui pousse à repousser les échéances et à agir lorsque le couteau est sous la gorge ou encore une incapacité à avancer face à une tâche écrasante. L’inaction n’est pas un choix, mais une adaptation apprise dans l’enfance pour survivre qui devient une protection dérangeante à l’âge adulte.
Problématiques d’attention et d’hypervigilance dans le trauma de négligence
Difficile de se concentrer quand ton système nerveux est en alerte permanente. L’hypervigilance t’oblige à scanner ton environnement professionnel, à observer les réactions des autres pour éviter les conflits.
Résultat possible ? Stress chronique, surcharge mentale, fatigue extrême, voire burn-out.
Survivant de la négligence : paradoxe entre autosuffisance et hyper-adaptation
Il y a ce paradoxe entre l’hyper-adaptation où tu es tournée vers l’autre et ton « JE » n’existe pas. Tu es dans l’anticipation des besoins des autres, dans l’observation constante de ton environnement professionnel, A l’affût de leur réaction. Et une autosuffisance accrue. Tu peux penser : « Je n’ai besoin de personne », « Je ne peux compter que sur moi. », « Je me suis toujours débrouiller seul·e. ». Là tout ton « JE » prends la place. Dans le cadre professionnel, cela peut créer un isolement, une difficulté à collaborer avec les autres ou encore une difficulté à demander de l’aide.
Enfance de la négligence : Profondes ambivalences interpersonnelles
Le travail est un espace social. Pourtant là, tes blessures relationnelles refont surface. Tu peux avoir un besoin intense de reconnaissance, mêlé à la fois à une peur intense du rejet, ce qui rend tes interactions avec les autres très complexes. Tu peux être dans une forme de surinvestissement, difficulté à poser des limites, peur de déplaire ou, à l’inverse, mettre une distance froide pour se protéger.
Donner et recevoir : les marchés passés seul·e dans ta tête !
Le trauma de négligence pousse à voir les relations professionnelles sous l’angle du donnant-donnant, mais c’est extrême et rigide. « Si je fais cela, je devrais avoir ça en retour. » Tu peux vivre régulièrement une attente souvent déçue, générant frustration et sentiment d’injustice. Recevoir gratuitement et avec bienveillance devient un défi pour toi. Car il y aura toujours quelque chose qui ne sera pas satisfait. Accepter un compliment, une aide sans contrepartie ou un geste de gentillesse peut sembler inconfortable, comme si ce n’était pas mérité ou qu’il fallait compenser immédiatement.
La négligence entraîne la déconnexion à soi et à ses émotions
Dans le trauma de négligence, il ne se passe rien. L’enfant que tu as été a manqué de quelque chose. Il y avait rien à la place de ce qui aurait du avoir comme attention, consolation ou encouragement. Donc quand personne ne t’a appris à reconnaître tes sensations et à valider tes émotions, à les exprimer, il est compréhensible que ce soit tout aussi difficile de les comprendre et de les exprimer au travail. Cela entraîne des réactions excessives, un refoulement des tensions jusqu’à l’explosion ou une incapacité à identifier tes propres besoins. Tu es déconnecté·e de ton corps et de tes émotions.
Mon approche Gestaltiste, théorie polyvagale et trauma informée
Je t’accompagne avec une approche qui mêle Gestalt-thérapie et théorie polyvagale. Mon rôle ? Te guider pour que tu comprennes ces mécanismes et que tu puisses les transformer pour arrêter de subir ta vie au quotidien.
- La Gestalt t’aide à prendre conscience de tes schémas et à les observer avec bienveillance. Petit à petit, tu peux les transformer et te réapproprier ton pouvoir d’agir.
- La théorie polyvagale explique comment ton système nerveux autonome influence tes réactions au stress et aux relations. Apprendre à le réguler est une clé pour retrouver de la sécurité intérieure.
Ensemble, nous créons un espace où tu peux expérimenter un nouveau rapport aux autres et au travail, dans lequel tu te sens légitime et apaisé·e.
Comment avancer sur un chemin plus serein ?
Tu peux te reconnaître dans l’un de ces indices et cela ne veut pas dire que tu as subi un trauma de négligence. Chaque être humain est unique, néanmoins, si tu te retrouves dans la majorité de cette description, que tu ressens de l’anxiété à ton travail et si cela t’amènent à te questionner. Tu peux t’en référer à un·e professionnel·le de la santé mentale. Voici deux articles que je t’ai écrit pour comprendre les différents corps de métier dans la psychothérapie et pour t’aider à bien choisir ton thérapeute.
Sache que ce n’est pas une fatalité. Ces modes de fonctionnement sont des adaptations à un manque de sécurité affective passé, mais ils ne définissent pas qui tu es. En prenant conscience de ces mécanismes et en osant agir autrement, tu peux transformer ton expérience du travail.
Première étape ? Reconnaître ce que tu vis et accueillir ce qui est là, avec douceur et sans jugement. Tu mérites un espace professionnel où tu peux être pleinement toi-même, sans lutter contre les fantômes du passé.
Tu peux également m’écrire pour plus d’informations ou réserver directement une séance avec moi.
Bien chaleureusement,
July LINCHAN

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